Après 2 trimestres sans changement dans la Star List, le titre Enel quitte la sélection.
Les récents développements de la stratégie du groupe italien, publiés lors du communiqué de presse du 12 mars, confirment la rumeur évoquée à la fin du mois de février. Le groupe réalisera une augmentation de capital en 2009 qui pourrait atteindre 8 milliards. Cette augmentation permettra de garantir un dividende 2008 (payé en 2009) à 0,49 euros (0,20 payé par le dividende intérimaire de novembre 2008). Toutefois, ce dividende sera payé, pour ainsi dire, à l'actionnaire avec son propre argent, mais il perdra les taxes au passage. Ce mécanisme pose la question de la qualité des dirigeants à travers le respect des investisseurs. De plus, la politique de dividende du groupe évoluera à partir de 2009 vers un taux de distribution (pay-out) de 60% ce qui pourrait engendrer un dividende plus faible.
Même si certaines perspectives sont intéressantes, les éléments développés ci-dessus associés à une production énergétique encore trop souvent liée à des sources non-renouvelables (centrales à charbon,etc.) sont assez lourds pour justifier qu'Enel quitte la sélection.
La sélection sera donc composée, à partir du 2ème trimestre 2009, de :
SKF (SE0000108227) - Industrie (pièces mécaniques)
Capgemini (FR0000125338) - SSII (société de services en ingénierie informatique)
Iberdrola (ES0144580Y14) - Producteur d'électricité
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jeudi 26 mars 2009
samedi 7 mars 2009
Star List - Performance au 27/02
La Star List affiche une performance de -8,0% sur le mois de février et de -26,0% depuis sa création. Cette performance est supérieure au CAC40 et à l'Euro Stoxx50 qui affichent des performances de, respectivement, -9,1% et -11,7% sur le mois et de -33,0% et -35,0% depuis le 30 septembre 2008 (création de la Star List).
En tenant compte des effets de change (couronne suédoise pour SKF), la performance de la Star List est de -9,9% (février) et -29,1%. Ces résultats sont encore supérieurs aux indices de référence.
L'ensemble des groupes de la sélection ont publié leurs résultats annuels mais les rapports annuels n'ont pas encore été communiqués. Ces derniers permettront de présenter des données précises lors du bilan trimestriel.
La presse a annoncé une possible augmentation de capital d'Enel afin de permettre la poursuite du développement stratégique du groupe italien. L'électricien italien a augmenté sa participation dans Endesa (rachat des parts détenues par Acciona) en février afin d'obtenir un contrôle exclusif du groupe espagnol. Cette opération a engendré une hausse de l'endettement d'Enel (qui avait été ramené à 50 milliards d'euros dernièrement). Les besoins pour le développement stratégique et la volonté de garder le dividende inchangé (à 0,49 euros soit 12,4% brut) ont conduit le groupe à envisager une augmentation de capital.
Le paradoxe d'augmenter le capital pour payer le dividende et ses implications fiscales (ce qui revient à injecter de l'argent pour le récupérer taxé) conduit à remettre en question l'investissement dans Enel.
Le groupe devrait annoncer ses choix la semaine du 11 mars avec la présentation de la stratégie du groupe.
Comme prévu initialement, la composition de la Star List peut être modifiée lors de chaque trimestre. Aux regards des décisions et motivations qui seront annoncées, une analyse sera réalisée afin d'établir si Enel a toujours sa place au sein de la sélection.
En tenant compte des effets de change (couronne suédoise pour SKF), la performance de la Star List est de -9,9% (février) et -29,1%. Ces résultats sont encore supérieurs aux indices de référence.
L'ensemble des groupes de la sélection ont publié leurs résultats annuels mais les rapports annuels n'ont pas encore été communiqués. Ces derniers permettront de présenter des données précises lors du bilan trimestriel.
La presse a annoncé une possible augmentation de capital d'Enel afin de permettre la poursuite du développement stratégique du groupe italien. L'électricien italien a augmenté sa participation dans Endesa (rachat des parts détenues par Acciona) en février afin d'obtenir un contrôle exclusif du groupe espagnol. Cette opération a engendré une hausse de l'endettement d'Enel (qui avait été ramené à 50 milliards d'euros dernièrement). Les besoins pour le développement stratégique et la volonté de garder le dividende inchangé (à 0,49 euros soit 12,4% brut) ont conduit le groupe à envisager une augmentation de capital.
Le paradoxe d'augmenter le capital pour payer le dividende et ses implications fiscales (ce qui revient à injecter de l'argent pour le récupérer taxé) conduit à remettre en question l'investissement dans Enel.
Le groupe devrait annoncer ses choix la semaine du 11 mars avec la présentation de la stratégie du groupe.
Comme prévu initialement, la composition de la Star List peut être modifiée lors de chaque trimestre. Aux regards des décisions et motivations qui seront annoncées, une analyse sera réalisée afin d'établir si Enel a toujours sa place au sein de la sélection.
mercredi 4 février 2009
Star List - Performance au 30/01
La Star List affiche une performance de -4,8% sur le mois de janvier et de -19,5% depuis sa création. Cette performance est supérieure au CAC40 et à l'Euro Stoxx50 qui affichent des performances de, respectivement, -7,6% et -8,7% sur le mois et de -26,2% et -26,4% depuis le 30 septembre 2008 (création de la Star List).
Cet écart de performance commence à devenir significatif mais il est important de rappeler qu'au point de vue méthodologique, l'évolution du cours de l'action SKF n'est pas converti en euro mais laissée en couronnes suédoises.
SKF et Enel ont déjà publié des données annuelles (2008), les résultats sont supérieurs aux consensus (établis respectivement par Dow Jones Newswires et Reuters). Ces résultats seront discutés ultérieurement (avec la publication des rapports complets). Capgemini et Iberdrola publieront leurs résultats dans le courant du mois de février.
Les éléments qui peuvent déjà être évoqués sont que le groupe Enel a ramené son endettement autour de 50 milliards d'euros (c'était l'objectif) et compte verser un dividende de 0,49 euros (inchangé, à noter que le groupe paye toujours une avance en novembre). Le groupe SKF baissera, quant à lui, son dividende de 5 à 3,5 couronnes suédoises avec un résultat net annuel au même niveau qu'en 2007 mais après une chute importante du résultat sur le 4ème trimestre (de l'ordre de 25%). L'équipementier s'attend à une année 2009 difficile bien que des adaptations de productions aient été initiées.
Les résultats d'Enel reflètent la solidité des producteurs d'électricité et ceux de SKF mettent en évidence les répercussions de la crise industrielle sur de nombreux acteurs.
Le statut de valeur cyclique de SKF est contrebalancé au sein de la Star List par les valeurs défensives que sont Enel et Iberdrola. Cependant, l'impact du ralentissement industriel avait été sous estimé lors de la discussion à propos des résultats du 3ème trimestre (SKF - analyse des résultats du T3, publié le 29 octobre 2008). Il faut toutefois noter que les données quant à la dureté de la crise (financière et industrielle) n'ont fait que se préciser depuis lors, même si de nombreux éléments étaient déjà présents et en partie connus.
Le maintien de SKF dans la liste, en tout cas avec des estimations pas assez pessimistes, est une petite déception. Elle est largement compensée par la performance de la Star List, supérieure aux indices de référence mais également par la performance de l'action SKF qui affiche également une performance (en SEK et en EUR) supérieure aux indices (respectivement de -19,3% et de -25,5%).
Cet écart de performance commence à devenir significatif mais il est important de rappeler qu'au point de vue méthodologique, l'évolution du cours de l'action SKF n'est pas converti en euro mais laissée en couronnes suédoises.
SKF et Enel ont déjà publié des données annuelles (2008), les résultats sont supérieurs aux consensus (établis respectivement par Dow Jones Newswires et Reuters). Ces résultats seront discutés ultérieurement (avec la publication des rapports complets). Capgemini et Iberdrola publieront leurs résultats dans le courant du mois de février.
Les éléments qui peuvent déjà être évoqués sont que le groupe Enel a ramené son endettement autour de 50 milliards d'euros (c'était l'objectif) et compte verser un dividende de 0,49 euros (inchangé, à noter que le groupe paye toujours une avance en novembre). Le groupe SKF baissera, quant à lui, son dividende de 5 à 3,5 couronnes suédoises avec un résultat net annuel au même niveau qu'en 2007 mais après une chute importante du résultat sur le 4ème trimestre (de l'ordre de 25%). L'équipementier s'attend à une année 2009 difficile bien que des adaptations de productions aient été initiées.
Les résultats d'Enel reflètent la solidité des producteurs d'électricité et ceux de SKF mettent en évidence les répercussions de la crise industrielle sur de nombreux acteurs.
Le statut de valeur cyclique de SKF est contrebalancé au sein de la Star List par les valeurs défensives que sont Enel et Iberdrola. Cependant, l'impact du ralentissement industriel avait été sous estimé lors de la discussion à propos des résultats du 3ème trimestre (SKF - analyse des résultats du T3, publié le 29 octobre 2008). Il faut toutefois noter que les données quant à la dureté de la crise (financière et industrielle) n'ont fait que se préciser depuis lors, même si de nombreux éléments étaient déjà présents et en partie connus.
Le maintien de SKF dans la liste, en tout cas avec des estimations pas assez pessimistes, est une petite déception. Elle est largement compensée par la performance de la Star List, supérieure aux indices de référence mais également par la performance de l'action SKF qui affiche également une performance (en SEK et en EUR) supérieure aux indices (respectivement de -19,3% et de -25,5%).
mercredi 24 décembre 2008
Commentaires sur Enel
Après le remarquable 3ème trimestre d'Enel, le groupe affiche un bénéfice par action (bpa) sur les 9 premiers mois de l'année de 0,81 euro. Si le bénéfice du 4ème trimestre du groupe est proche de celui du T4 de l'année 2007, le groupe devrait afficher un bpa2008 à 1 euro. Sur base du cours actuel, le P/E s'établirait à 4,43 !
Cependant, la dette du groupe reste problématique. A 51 milliards, elle représente un peu moins de deux fois la capitalisation boursière du groupe (27,4 milliards).
Le contexte actuel ne semble pas favorable à un endettement élevé et la réduction de cette dette est une priorité du groupe. La vente du réseau (18583 km) haute tension d'électricité a été réalisée (19 décembre, 1,152 milliards) et d'autres cessions sont prévues (réseau de gaz, ouverture du capital de la division renouvelable).
Le groupe italien souhaite récupérer par ces cessions un montant de 5 milliards d'euros.
A mes yeux, les cessions d'actifs non stratégiques (j'entends par là ne faisant pas partie de la stratégie de base du groupe) me semblent intéressantes mais je regrette que le groupe souhaite se détacher d'une partie du capital de sa division renouvelable (récemment créée) bien que ce soit le cas dans les autres grands groupes européens (Iberdrola Renovables, EDF Energies Nouvelles,...).
La dette constitue donc la faiblesse du groupe mais le niveau de valorisation très bas (proche des plus bas annuels...tout comme les indices européens) représente une opportunité d'achat.
Parmi les grands groupes européens du secteur de la production d'électricité, Enel affiche en effet le P/E le plus faible. Des estimations pour un P/E basé sur les résultats de 2008 donneraient 4,4 pour Enel, 8,8 pour Iberdrola et des valeurs supérieures à 10 pour les deux grands acteurs allemands : E.on et RWE. Les grands changement en Europe (fusion Suez-GDF, changements de périmètres, résultats exceptionnels,...) incitent toutefois à la précaution avant la publication des résultats 2008. Il semble clair que les niveaux de valorisation sont intéressants pour Enel et pour Iberdrola mais la comparaison quantitative ne sera réalisée qu'au vue des résultats et rapports annuels des grands groupes européens.
Cependant, la dette du groupe reste problématique. A 51 milliards, elle représente un peu moins de deux fois la capitalisation boursière du groupe (27,4 milliards).
Le contexte actuel ne semble pas favorable à un endettement élevé et la réduction de cette dette est une priorité du groupe. La vente du réseau (18583 km) haute tension d'électricité a été réalisée (19 décembre, 1,152 milliards) et d'autres cessions sont prévues (réseau de gaz, ouverture du capital de la division renouvelable).
Le groupe italien souhaite récupérer par ces cessions un montant de 5 milliards d'euros.
A mes yeux, les cessions d'actifs non stratégiques (j'entends par là ne faisant pas partie de la stratégie de base du groupe) me semblent intéressantes mais je regrette que le groupe souhaite se détacher d'une partie du capital de sa division renouvelable (récemment créée) bien que ce soit le cas dans les autres grands groupes européens (Iberdrola Renovables, EDF Energies Nouvelles,...).
La dette constitue donc la faiblesse du groupe mais le niveau de valorisation très bas (proche des plus bas annuels...tout comme les indices européens) représente une opportunité d'achat.
Parmi les grands groupes européens du secteur de la production d'électricité, Enel affiche en effet le P/E le plus faible. Des estimations pour un P/E basé sur les résultats de 2008 donneraient 4,4 pour Enel, 8,8 pour Iberdrola et des valeurs supérieures à 10 pour les deux grands acteurs allemands : E.on et RWE. Les grands changement en Europe (fusion Suez-GDF, changements de périmètres, résultats exceptionnels,...) incitent toutefois à la précaution avant la publication des résultats 2008. Il semble clair que les niveaux de valorisation sont intéressants pour Enel et pour Iberdrola mais la comparaison quantitative ne sera réalisée qu'au vue des résultats et rapports annuels des grands groupes européens.
mardi 9 décembre 2008
Star List - Performance au 28/11
Après 2 mois, la sélection affiche toujours une performance en deçà des indices de référence.
Sur le mois de novembre uniquement, La performance de la Star List est de -2,4% (-6,2% et -6,4% pour respectivement le CAC40 et l'Euro Stoxx50 sur la même période).
Depuis sa création, la Star List affiche une performance de -21,3% alors que ses indices de référence affiche des résultats de -19,1% (CAC40) et -20,0% (Euro Stoxx50).
La meilleure performance de la sélection est pour Enel (-16,7%) qui a annoncé des résultats en forte hausse pour son 3ème trimestre. Le bénéfice par action sur les 9 premiers mois de l'année s'élève à 0,81 euro et le cours de clôture au 28 novembre était de 4,908. L'endettement du groupe reste néanmoins très important et ce paramètre devra être suivi de près ces prochains mois. De nombreux analystes estiment que ce facteur est défavorable dans le contexte actuel.
La moins bonne performance de la sélection est pour SKF (-26,1%). C'est le groupe le plus cyclique de la sélection mais c'est surtout le groupe qui devrait présenter le meilleur potentiel de reprise en cas d'amélioration des conditions économiques.
Un tableau de données sera prochainement (lors des prochaines publications de performance de la sélection) présenté de manière à faire le point sur les différents niveaux de valorisation (P/E, niveau d'endettement ou de liquidité,...).
Sur le mois de novembre uniquement, La performance de la Star List est de -2,4% (-6,2% et -6,4% pour respectivement le CAC40 et l'Euro Stoxx50 sur la même période).
Depuis sa création, la Star List affiche une performance de -21,3% alors que ses indices de référence affiche des résultats de -19,1% (CAC40) et -20,0% (Euro Stoxx50).
La meilleure performance de la sélection est pour Enel (-16,7%) qui a annoncé des résultats en forte hausse pour son 3ème trimestre. Le bénéfice par action sur les 9 premiers mois de l'année s'élève à 0,81 euro et le cours de clôture au 28 novembre était de 4,908. L'endettement du groupe reste néanmoins très important et ce paramètre devra être suivi de près ces prochains mois. De nombreux analystes estiment que ce facteur est défavorable dans le contexte actuel.
La moins bonne performance de la sélection est pour SKF (-26,1%). C'est le groupe le plus cyclique de la sélection mais c'est surtout le groupe qui devrait présenter le meilleur potentiel de reprise en cas d'amélioration des conditions économiques.
Un tableau de données sera prochainement (lors des prochaines publications de performance de la sélection) présenté de manière à faire le point sur les différents niveaux de valorisation (P/E, niveau d'endettement ou de liquidité,...).
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